D’une enfance passée au milieu des collections d’instruments de musique du monde d’un saxophoniste de jazz, il restera le goût des langages improvisés et de l’exploration. Initié très tôt à la guitare électrique, je ne cesserai de tenter de lui échapper, et c’est la littérature et la philosophie qui l’emporteront dans un premier temps.

Simultanément, plusieurs mouvements s’opèrent pourtant : les performances de musique électronique et les synthétiseurs dans les squats parisiens (La Miroiterie, La Générale…) avec notamment les plasticiens Benjamin Efrati et Marin Esteban qui conduisent jusqu’au Salon d’Art Contemporain de Montrouge.

Les premières armes dans des projets plus ou moins rock alternatif, avec Home & Dry (futurs Red Money), la modèle Xenia Tsvirko (Metropolitan Agency), Alix (future Extraa, future Hier Soir), me mènent de clubs en clubs jusqu’au Café de la Danse. Un temps musicien de studio, notamment pour Matthieu Hubrecht (Mhud, Les 7 Lagunes / Differ Ant), c’est la rencontre, décisive, avec Jacques Erwan (Libération, Radio France, Le Printemps de Bourges) qui m’ouvre les portes de la chanson, du Théâtre de la Ville, et me révèle l’existence d’un monde fait de résidences d’artistes : ainsi, La Batterie, le Zebrock, Arcadi, La Région Île-de-France me permettront de faire mûrir mes projets et mes idées.

Les lives avec mon collectif FRENCH CONNECTION MANIFESTO rendent possible les plateaux avec des artistes aussi variés que VOX LOW, MADEMOISELLE KIGNATUS, ÉQUIPE DE FOOTSTUCK IN THE SOUND, GRAND BLANC, PAULINE DRAND, ETSUKO CHIDA, mais peu à peu l’esthétique se modifie, et bientôt c’est le projet TRISTAN FAUSTT qui se dessine avec une seule idée en tête : renouer avec l’exploration des débuts, tout en gardant ce que la chanson m’a appris. Repousser les murs un peu plus loin vers les musiques électroniques, le jazz, le noise, en conservant tant que possible une tenue pop. Offrir lorsque c’est légitime, des évasions vers des formes de musiques plus libres.

Un premier véritable album enregistré en 2019-2020 à Midilive Studios (les anciens Studios Vogue) et au Poisson Barbu est autorisé par les Productions Baby You Can Drive My Car, avec le soutien notamment du FONPEPS et de la SCPP. Il sera distribué par KURONEKO – CHAT NOIR en octobre 2021 (sous réserve situation sanitaire).

S’en suivra, au départ de Lille, une tournée acoustique dans les disquaires indépendants et en formation complète avec Emilio Meneses Garcia (guitare électrique), Nicolas Defeudis (claviers / machines / percussions / choeurs), Axel Palcy (basse) et Arthur Ménard (batterie).

NEWS

En mai 2021, j’ai la chance d’être lauréat de l’appel à projet d’ART ZOYD STUDIOS qui donne lieu à une commande du centre de création. Au programme, une échappée électronique pour synthétiseurs analogiques, autour de « Symphonie pour le jour où brûleront les cités » de GÉRARD HOURBETTE. Une réalisation qui fera l’objet d’un enregistrement sur le label IMPOSSIBLE RECORDS, et qui sortira sur une édition coffret de trois disques comprenant les différentes versions de cette pièce.

Tristan Faustt